L’innovation est un des facteurs clés de la compétitivité, particulièrement dans les pays à salaires relativement élevés comme le Canada. Le NBITC considère la promotion et le suivi d’un programme d’innovation comme une des principales stratégies pour la prospérité économique du Nouveau-Brunswick.
Tous sont d’accord que l’innovation est une bonne chose, alors comment pouvons-nous en obtenir davantage?
Un plus grand bassin de penseurs stratégiques est mieux qu’un bassin réduit. Nous commençons donc par augmenter l’apport en personnes qualifiées en sciences et TIC. Il nous faut une meilleure compréhension des raisons qui poussent les étudiants à bouder de secteur. Ensuite, l’introduction de programmes pour aider les étudiants, les éducateurs et les parents à mieux apprécier le potentiel de carrières en TIC et en sciences aidera grandement. Des incitatifs pour la poursuite d’études universitaires au Nouveau-Brunswick pour résidents et non-résidents complémenteraientt cette approche.
Il serait peut-être plus facile de garder ces jeunes gens brillants au Nouveau-Brunswick dès qu’ils seront diplômés plutôt que de les convaincre de revenir. On pourrait approcher des chefs de pensée pour les relocaliser au Nouveau-Brunswick. Des collaborations sous forme d’échanges ou de partenariats ciblé avec des villes de l’Inde, la Chine ou la Pologne seraient peut-être souhaitable.
La recherche et le développement ne constitue pas notre unique source d’innovation mais c’est une source majeure et l’augmenter réduirait l’écart qui nous sépare des chefs de file mondiaux comme les États-Unis et la Finlande. Un soutien massif aux PMEs à forte intensité en R&D durant les étapes initiales et davantage d’efforts à attirer des compagnies à forte intensité en R&D comme RIM porteront fruit tout comme le fait de trouver des moyens d’assurer la commercialisation et la rétention des idées découlantes de ces investissements. Les crédits d’impôts pour R&D devraient rivaliser avec ce qui existe de mieux ailleurs. Davantage de partenariats comme le Centre d’Études Avancées – Atlantique, une coentreprise de recherche UNB/APECA/IBM devrait voir le jour.
Pour capitaliser sur notre plus grand bassin d’idées innovatrices, nous devons améliorer l’appariement entre les chercheurs et les entrepreneurs. La solution est en partie de faciliter le dialogue et le partage d’information, en partie de rendre les étudiants et les chercheurs plus connaissants en entrepreneuriat et en partie au secteur privé à tendre la main. Lorsque l’étincelle de l’entrepreneuriat s’allume, un encadrement et mentorat intensif augmentera les chances de succès, c’est précisément ce que PropelICT tente de faire avec son programme « Accelerator ». Un traitement plus favorable en fait de taxes pour le capital de risque et une exemption de taxes pour les démarrages d’entreprises faciliterait la tâche à plus de compagnies à leurs débuts.
L’innovation ne se produit pas seulement en laboratoires ou au départ d’une entreprise, alors trouvons des moyens d’accroître le niveau d’innovation dans les affaires, gouvernements et autres organisations.
Un crédit d’impôt « Innovation » visant à motiver les entreprises de la province qui investissent en technologie, processus, méthodes de marketing, ou pratiques d’affaires visant à améliorer leur productivité ou performance serait un bon départ. L’exploration du concept « Gouvernement comme utilisateur modèle » aiderait aussi. Finalement, changer les pratiques gouvernementales en matière d’approvisionnement et de sous-traitance pour mieux promouvoir la création de propriétés intellectuelles serait une autre étape.
